Le Kyudo en Nouvelle Aquitaine et plus particulièrement à Mérignac

Depuis plusieurs semaines, le club de Kyudo et ses 15 licenciés s’entraînent sur le créneau du samedi matin normalement dédié aux archers du club de Mérignac.

 

Bruno Mortemousque, président des archers du club a partagé le gymnase et un de ses créneaux avec beaucoup de gentillesse avec les pratiquants de Kyudo.

 

J’étais au courant de cette pratique du Kyudo, et je devais depuis pas mal de temps les rencontrer.

 

Je me suis rendu au club samedi dernier et j’ai pu les voir s’entraîner et discuter avec le président et certains de leurs adhérents…

 

Donc, l’occasion était trop belle, de voir des archers classiques s’entraîner avec eux et de vous proposer quelques photos et lignes expliquant leur discipline.

Philippe Pagès, 58 ans et 15 années de pratique est l’actuel président du club et ce depuis 2016.

Evidemment, ma première observation a été d’admirer à nouveau, la beauté de leurs équipements, et de leurs arcs ….

 

Donc, l’occasion était trop belle, de voir des archers classiques s’entraîner avec eux et de vous proposer quelques photos et lignes expliquant leur discipline.

Pl : Pourquoi pratique-ton le kyudo d’après vous ?

PP : Je pense qu’il faut sans doute avoir un parcours personnel qui vous amène d’abord à voir, à s’informer sur cette pratique mais la simple curiosité peut aussi vous y amener. Personnellement, avant de faire du kyudo, j’ai pratiqué d’autres arts martiaux, comme le Kendo, puis le Iaido … Souvent les gens qui pratiquent , recherchent une certaine forme d’harmonie entre le corps et l’esprit … C’est un parcours, un chemin, … une voie, le « DÔ » qui permet de se rencontrer en rencontrant les autres, sans tomber dans le mysticisme ou le sectarisme.                                                                                                                                                                                                                                               

Je pratique depuis maintenant 15 années et mon constat est que, s’il y a un ennemi, c’est bien vous-même ! C’est un art difficile et exigeant qui vous apporte quelque chose, quelque soit son niveau … C’est une présence à soi-même.

 La pratique vous invite à ce rapport à vous-même mais il met également l’accent sur le partage avec les autres personnes qui pratiquent.

Les déplacements, les tirs se font de manière harmonieuse … Il s’agit, on peut l’exprimer ainsi d’une véritable chorégraphie…

Je pratiquais dans le Luberon au début. Il y a beaucoup de clubs dans le Sud-Est. En arrivant sur Bordeaux en 2013, il n’y avait pas de dojo de Kyudo sur la région Bordelaise. Une personne du bureau national m’a mis en contact avec Anne-Lise Le Tensorer qui était déjà sur Bordeaux, et nous avons au fil du temps réussi à créer cette association (ABKT – Association Bordelaise de Kyudo Traditionnel), malgré notre grande difficulté pour trouver un site pour pratiquer.

J’en profite pour remercier Bruno pour son accueil dans le gymnase du complexe sportif Daniel Colombier à Mérignac.

PL : Combien de licenciés à la fédération de Kyudo.

 

PP : Nous sommes environ 780 licenciés en France, les plus gros clubs sont en île de France. Nous faisons partie de la FFJDA, nous faisons partie des Disciplines Associées.

 

PL : Existe-t-il des compétitions de Kyudo ?

 

PP : Cela fait un peu débat, car la performance participe-t-elle a une recherche sur soi-même… ? Le classement par rapport aux autres ne risquent il pas de dénaturer l’esprit du Kyudo. ? Personnellement, je ne pense pas, mais il faudra suivre ce débat

Il existe en effet des tournois appelés « TAIKAI » et même une Coupe du monde de Kyudo. On peut rappeler qu’elle a été gagnée lors de sa première édition en 2010 par la France au Japon. Cette compétition se déroule tous les 4 ans.

A l’instar de la distance de tir habituelle, le tir lors d’un « TAIKAI » se réalise à la distance de 28 m sur une cible de 36 cm, qui s’appelle « MATO ». La performance s’établit sur 12 flèches tirées.

PL : Comment décririez vous la pratique du Kyudo ?

Anne-Lise : Le Kyudo c’est le mouvement … Le « SENSEI » (le maître), veut voir cela dans votre tir …

PL : Existe-t-il des enseignants professionnels en Kyudo ?

Anne –Lise : Il n’existe pas d’enseignants professionnels, même au Japon. Tout se fait de manière bénévole. Mais nous avons des distinctions ou titres en fonction du nombre de Dan obtenus.

Enseignant « RENSHI » 5ème Dan, Professeur « KYOSHI » 6ème Dan et enfin « HANSHI » Maître. Nous n’avons pas de Maitre en France, mais 4 « KYOSHI » qui sont parmi les plus hauts gradés européens.

PL : Comment se passe le début de la pratique :

Anne-Lise : Ici, nous apprenons d’abord à marcher, à nous déplacer, seul et en harmonie avec les autres. Nous réalisons beaucoup d’enseignement à vide ou avec un élastique ou « GOMOYUMI ». Ensuite sur les premières séances de tir, les archers débutants tirent entre 2 et 4 flèches maximum.

Les arcs sont de toutes les puissances et tous importés du Japon… Donc un prix assez élevé pour un très bel arc ou « YUMI ».

Merci à Philippe et Anne-Lise pour leur disponibilité sur leur entraînement. Nous leur souhaitons de trouver rapidement un lieu à eux dans notre belle région !

Contacts de l’association :  

mail association :

mail du président :

facebook : Association Bordelaise de Kyudo Traditionnel – ABKT ,

instagram :   kyudoabkt

site :      http://www.net1901.org/association/ASSOCIATION-BORDELAISE-DE-KYUDO-TRADITIONNEL,1319531.html